Café marxiste

Olivier DELORME, écrivain : "L'UE A MIS LES GRECS À GENOUX. SORTONS DE L'UE !" - Série UE (3/7)

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Olivier DELORME est écrivain. Il est l'auteur de nombreux romans et nouvelles. Agrégé d'histoire, il a aussi écrit une histoire de la Grèce et des Balkans en 3 tomes qui a été primée. Olivier DELORME n'est pas marxiste ni communiste mais de tradition gaulliste social. Il fut directeur des Études et Recherches de l’Institut Charles de Gaulle, responsable de la collection Retour aux textes à la Documentation française , puis maître de conférences à Sciences Po. Il a notamment écrit l'excellent ouvrage "30 bonnes raisons pour sortir de l’Europe" (2016).
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Bonjour à tous

UNKNOWN

!

SPEAKER_02

On a le plaisir d'être en compagnie d'Olivier Delorme. Olivier Delorme, vous êtes écrivain. Vous avez écrit de nombreux romans et nouvelles. Vous êtes aussi historien de formation. Vous avez notamment écrit une histoire de la Grèce et des Balkans en trois tomes, que je n'ai pas lue malheureusement, mais dont on m'a dit le plus grand bien, qui a notamment été primée. Par ailleurs, vous n'êtes pas marxiste, communiste, mais de tradition gaulliste et d'un gaullisme social. Et vous êtes donc un fervent patriote. Et aujourd'hui, on va parler de votre excellent ouvrage « 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe » qui est sorti en 2016 et qu'on conseille à tout le monde parce que c'est vraiment très pédagogique, très intéressant, vous prenez différentes thématiques que vous développez en montrant ce que c'est que l'Union européenne.

SPEAKER_00

C'était conçu comme un manuel de combat pour donner des arguments à ceux qui se trouvent confrontés. D'abord, bonjour et merci de votre invitation. C'était vraiment conçu comme un manuel de combat pour donner des arguments à ceux qui sont confrontés à l'européisme BA. L'Europe, c'est la paix. Plus on est, plus on est fort. L'Europe, c'est la démocratie. Et donc j'ai pris tous ces poncifs de la propagande européiste pour les démonter et pour montrer combien ils sont faux à la racine, qu'il s'agisse de l'histoire même de l'Union européenne et de son idéologie actuelle.

SPEAKER_02

Ce qui est intéressant, c'est que comme vous êtes historien, effectivement, vous remontez jusqu'à la Deuxième Guerre mondiale, les origines de l'UE, pourquoi elle a été conçue, etc. Alors, je souhaiterais qu'on parle de l'exemple de la Grèce, ce qui s'est passé en Grèce à partir de 2011 jusqu'à aujourd'hui. Est-ce que vous pouvez nous résumer ce qui s'est passé en Grèce, le bras de fer avec la Troïka, etc. Et est-ce que ce n'est pas une sorte de laboratoire de ce qui pourrait se passer en

SPEAKER_00

France

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

D'abord... Je vous parle de Grèce, puisque maintenant j'y passe une grande partie de mon temps, et que je vous parle donc depuis une petite île grecque où j'habite la plupart du temps maintenant. Ce pays a subi une épreuve de laboratoire. Pourquoi la Grèce a été un laboratoire

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est-à-dire que la Grèce a... a été, à partir de 2011-2012, un laboratoire de la régression sociale. Avec l'euro, en réalité, une crise qu'on a voulu faire passer pour une crise des fautes du peuple grec. Ce qui a été présenté par nos médias, c'est qu'en réalité, les Grecs étaient responsables, parce qu'ils ne payaient pas d'impôts, parce qu'ils étaient fainéants, voleurs, menteurs, et j'en passe et des meilleurs. Il faut se rappeler toute la rhétorique raciste qui a été développé à ce moment-là par les médias de masse pour justifier les politiques européennes et pour faire croire aux autres peuples européens que ce qu'on allait imposer aux Grecs ne leur serait pas imposé ensuite parce qu'il s'agissait en quelque sorte de faire payer aux Grecs leur faute et que les autres peuples n'ayant pas fauté, bien sûr, ils n'avaient pas à être solidaires de ce peuple grec à à qui on s'est pris. Et donc, si vous voulez, pour moi, il y a un parallèle extrêmement étroit entre ce qu'ont fait les anglo-américains en Grèce à la fin de la guerre, une guerre civile, un régime autoritaire, capitalisme dur, etc. Et ce que l'Union européenne fait à partir de 2011-2012 à l'occasion, en prenant prétexte d'une crise financière. Alors, je ne vais pas vous faire toute l'histoire, mais il faut reprendre deux ou trois choses. On a dit... On est obligé de sauver la Grèce, entre guillemets, sinon ça va faire exploser l'euro et donc il faut que les Grecs fassent des sacrifices pour arriver à se redresser et à, entre guillemets, payer leur faute. Mais pourquoi ces finances publiques se sont dégradées

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Elles se sont dégradées en réalité à cause de l'euro. C'est-à-dire que l'euro, qui est une monnaie unique et dont le taux a été fixé par rapport aux anciennes monnaies nationales, une fois pour toutes, ne permettaient plus les dévaluations. Et on était dans une période où l'Allemagne étant dans une position de force a en réalité... provoquer une hausse générale du taux de change de l'euro. Ce qui fait que pour les pays les plus faibles de la zone euro, ce taux de change est devenu absolument insupportable. Il était déjà excessif et destructeur de l'économie au moment où on a créé l'euro, mais à la suite de cet envolée du taux de change de l'euro dû à l'Allemagne et à la politique allemande d'accumuler des excédents commerciaux, y compris sur ses partenaires, les pays périphériques qui étaient dans une situation économique beaucoup plus faible se sont trouvés avec une monnaie qui enlevait toute compétitivité à leurs produits. Et donc à ce moment-là, comme on n'a pas voulu reconnaître que cet euro avantageait l'effort, leur faisait courir la concurrence mondiale avec un petit réacteur dans le dos, Parce que, bien sûr, les Allemands auraient eu le Deutschmark, le cours du Deutschmark aurait été beaucoup plus haut. Donc les Allemands, le commerce extérieur allemand, bénéficiait avec l'euro d'une monnaie à un taux bien moins élevé que ce qu'aurait été le... leur commerce extérieur avec le Deutschmark. Mais au contraire, les pays de la périphérie, Espagne, Portugal, Grèce, Italie, France, Irlande, qui avaient des économies beaucoup moins... beaucoup plus généralistes, pas des économies de niches qui permettent d'avoir un taux de change élevé, qui n'avaient pas ce qu'ont mis en place les Allemands après la chute du mur de Berlin, c'est-à-dire un Interland des anciens pays de l'Est dans lesquels ils font fabriquer des produits à bas coût de main-d'œuvre qui sont ensuite valorisés dans les usines allemandes et revendus avec une valeur ajoutée qui est essentiellement localisée en Allemagne, tous ces phénomènes-là font que les pays de la périphérie avaient eux une monnaie très surévaluée par rapport à leur capacité économique. Et donc, ils ont accumulé du déficit commercial pendant que l'Allemagne accumulait de l'excédent commercial. Il faut comprendre que, par exemple, l'euro est ravageur pour l'agriculture grecque. Grâce à l'euro... il est moins cher d'acheter de l'ail chinois et de le faire venir de Chine, ce qui ne gêne pas nos écologistes, parce que, n'est-ce pas, le transport maritime de tout et de rien ne pollue pas, c'est bien connu, et donc ces écologistes qui veulent nous faire vivre avec des restrictions, ils sont tout à fait d'accord avec ce libre-échange généralisé qui produit de la pollution, qui produit de la pollution bien plus que n'en produit les productions locales. Donc, ces Grecs, avec ce taux de change élevé, ils étaient moins chers d'acheter de l'ail chinois que de le produire en Grèce. Et donc, la dette grecque Elle n'est pas due au fait que les Grecs ne payent pas d'impôts. Il y avait le prélèvement à la source avant la France. Alors oui, bien sûr, il y a du coulage dans les commerces comme partout. Les professions libérales comme partout cachent une partie de leurs revenus. Mais il n'y avait pas une fraude fiscale qui soit d'ampleur à expliquer ce déficit. Ce déficit, il est avant tout dû à l'euro qui a créé du déficit commercial, ce déficit commercial étant en fin de compte financé par la dette. Et donc, au lieu d'analyser les choses... et de revenir sur cette erreur fondamentale qui a été l'euro, on a dit qu'on allait faire de la dévaluation intérieure. Comme on ne peut pas dévaluer la monnaie, on va dévaluer les salaires, les pensions et tout le reste. Et donc on a imposé aux Grecs une austérité budgétaire absolument drastique, Alors, c'est les pensions diminuées 15 fois pour au final être la moitié de ce qu'elles étaient au départ. C'est la même chose pour les salaires. C'est des milliers de commerces qui ont fait faillite et qui n'ont jamais rouvert. Si vous allez aujourd'hui encore 15 ans après ou 10 ans, 12 ans après dans les villes grecques, alors bien sûr, vous avez des centres qui sont... Vous avez des centres qui sont vivants, parce qu'il y a le tourisme, parce qu'il y a une classe, je vais y revenir, bourgeoise, qui a tiré profit de tout ça. Donc, vous avez des centres qui semblent fonctionner parfaitement bien avec un niveau de vie totalement européen, mais dès que vous faites un pas de côté, vous allez tomber dans des quartiers où vous n'avez plus un seul commerce. Dix ans, douze ans après, vous voyez des vitrines peintes en blanc à vendre, à louer, et qui ont fermé à ce moment-là. Vous avez des gens qui, vous avez eu une explosion, vous avez en gros un tiers de la population qui a plongé sous le seuil de pauvreté, un tiers de la population autour du seuil de pauvreté, encore aujourd'hui, et vous avez un tiers de la population qui s'en est très bien tiré, c'est-à-dire qui a maintenu son statut social ou qu'il a augmenté. Vous avez eu une émigration, parce que les jeunes, et notamment les jeunes bien formés, médecins, ingénieurs, toutes sortes de professions à haut niveau de formation et à haut niveau de valeur ajoutée pour le pays, dont les études ont été payées par les contribuables grecs, par l'impôt des grecs, sont parties à l'étranger parce qu'ils n'avaient plus de travail ou ils avaient des salaires qui étaient des salaires de quasi-misère. Donc, vous avez eu un exil de médecins. Donc, derrière, vous avez des retards d'opération parce qu'il n'y a plus d'anesthésistes. Les pédiatres sont partis. Donc, vous avez toute une série d'endroits où on manque de spécialistes, de cardiologues, etc. C'est 500 000 personnes sur une population de moins de 11 millions d'habitants. Donc, si vous voulez, c'est considérable. Alors, on nous dit aujourd'hui le chômage a baissé. Le chômage n'a pas baissé. Le chômage, il a baissé parce que 500 000 personnes sont parties. Alors, on nous dit aujourd'hui la Grèce va mieux. Vous voyez, ça a marché. D'abord, ça n'a pas marché parce que la Grèce ne va pas mieux. La bourse grecque va mieux. La bourse grecque va mieux parce qu'on a cassé les salaires et que ça devient un pays comment on va dire attractif pour les investisseurs entre guillemets parce qu'on a cassé tout le système social, on a cassé les conventions collectives, on a cassé le droit du travail, on a quasiment supprimé les indemnités chômage où on les a rendus tellement compliqués à avoir que beaucoup ne peuvent plus les avoir et puis là-dessus Vous avez la guerre en Ukraine. La Grèce est un pays sans énergie, sans source d'énergie, sauf un peu des mines de limite. Donc, le prix de l'électricité et du gaz s'est envolé. Et donc, en même temps, peu après... que les Grecs aient subi ce choc européen d'austérité, ils ont à subir un choc inflationniste qui est beaucoup plus fort qu'en France. Imaginez qu'aujourd'hui le SMIC, le salaire minimum, est à peine supérieur à ce qu'il était en 2012. à peine supérieur. Il a passé le niveau de 2012 l'année dernière, parce que l'inflation a été tellement forte que le gouvernement a été obligé de faire plusieurs hausses de SMIC. La perte de pouvoir d'achat est considérable, parce que pendant toutes ces années, il y a eu de l'inflation. C'est sur le bilan économique. On a détruit tout l'appareil productif grec. Les industries ont fermé, des milliers de gens se sont retrouvés au chômage, privés de couverture sociale. Ce qui a eu pour conséquence de remettre l'Église au centre de la vie sociale, parce que l'Église orthodoxe grecque a une tradition de... d'aide sociale. Comme l'aide sociale d'État a quasiment disparu, c'est l'Église qui a repris ce rôle social avec tout ce que ça implique dans la société. C'est-à-dire que, par exemple, en 2011-2012, vous aviez un peu plus de 50% de Grecs qui étaient devenus partisans de la séparation de l'Église et de l'État. Aujourd'hui, on est retombé bien en dessous. Parce qu'effectivement, ce rôle social de l'Église a remis l'Église dans une situation d'utilité sociale pour un grand nombre. Idem pour les grandes fondations d'armateurs, Niarchos ou Onassis, qui ont des fondations charitables, un peu à l'américaine. Ces fondations ont repris une partie de l'aide sociale. Donc, si vous L'aide sociale a été en quelque sorte privatisée. Et puis alors, j'en terminerai là, mais on en reparlera... on a démantelé le droit du travail. Totalement. Il faut savoir, toutes les lois Macron sur l'assurance chômage, la retraite, la retraite est à 67 ans en Grèce aujourd'hui. Toutes les lois sur le recul de l'âge de la retraite, tout ça a été testé en Grèce. ça a été testé alors maintenant si vous voulez regarder notre avenir je vais vous dire qu'elle a été la loi sur l'horaire maximum du temps de travail qui a été adoptée à l'automne dernier parce qu'il faut comprendre que ça continue aujourd'hui il n'y a plus la Troïka il n'y a plus les mémorandums mais je vais revenir deux minutes sur les mémorandums mais ce rouleau compresseur ultra-libéral il continue Donc le gouvernement de droite réélu l'année dernière, je vous dirai pourquoi il a été réélu, a fait adopter en octobre... a fait adopter en octobre une loi qui permet de cumuler les emplois, parce qu'effectivement, le niveau des salaires a tellement chuté qu'un salaire ne suffit pas pour faire vivre sa famille. Donc, il faut souvent cumuler deux ou trois emplois. Alors, ce deuxième ou ce troisième emploi, il était au noir. Et donc, il ne payait pas de... parce qu'ils dépassaient l'horaire légal de travail. Donc, ils ne payaient pas de charges. Et donc, là, on a fait passer une loi qui permet de cumuler deux emplois, donc qui permet à l'État... de toucher les charges sur les deux emplois que certains travailleurs, que beaucoup de travailleurs sont obligés de cumuler, pour un total de 13 heures maximum par jour. Vous m'entendez bien, c'est-à-dire qu'en octobre dernier, on est passé d'un horaire légal de 8 heures par jour à un horaire légal de 13 heures par jour sur 6 jours par semaine

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

C'est-à-dire qu'on a aujourd'hui une semaine légale de travail en Grèce qui est de 78 heures. Voilà ce qui est notre avenir si nous restons dans cette Union européenne. Et voilà ce qui est au cœur même de l'expérience de laboratoire qu'on a faite en Grèce pour voir jusqu'où on pouvait aller. Jusqu'où on pouvait aller

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Alors, c'est là qu'est le nœud, si vous voulez, parce qu'en 2015, entre 2012 et 2015, il y a eu un mouvement social extraordinairement fort, avec des manifestations qui ont jeté dans les rues des centaines... parfois des centaines de milliers de personnes, un peu partout à travers le pays. Et donc, il y a eu un mouvement social extrêmement fort qui, parfois, a pu faire penser à une situation pré-insurrectionnelle. Sauf qu'on a eu un parti qui s'appelle toujours Syriza et qui a dit... tenez-vous tranquille, on va arriver au pouvoir. Et quand on sera au pouvoir, on va changer de politique. Et donc, en réalité, Syriza a calmé le jeu. Ils ont gagné les élections de fin 2014. Pendant six mois, ils ont... Alors, suivant les interprétations, ils ont mimé une résistance politique ou tenter une résistance. Aujourd'hui, si vous me demandez mon avis, ça fait déjà un moment que je le pense, ils ont mimé cette résistance, parce qu'on sait aujourd'hui que, peut-être Varoufakis et encore, mais les gens qui étaient à la tête de Syriza n'avaient aucune intention d'aller au bout de la logique de rupture. Et donc, si vous voulez... quand celui que vous avez en face ou ceux que vous avez en face sont résolus et sont convaincus que vous n'irez pas au bout, C'est comme si vous ne faisiez

SPEAKER_01

rien.

SPEAKER_00

Et donc, est arrivé à l'été 2014, l'été 2015, ça fera dix ans l'année prochaine ce fameux référendum, que en réalité Tsipras a organisé parce qu'il pensait le perdre... Ça, c'est ce que je pense. Il y a aujourd'hui beaucoup d'éléments qui vont dans ce sens-là. Penser le perdre, parce qu'il y a eu une campagne de peur incroyable.

SPEAKER_02

C'est un référendum qui demandait aux Grecs s'ils étaient d'accord avec la proposition de la Troïka,

SPEAKER_00

c'est ça

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Voilà, c'est un référendum qui demandait aux Grecs Vous me voyez toujours

UNKNOWN

? Oui, oui.

SPEAKER_00

Je vous ai perdu, moi. Ah non, voilà. C'est un référendum qui demandait aux Grecs s'ils... s'il voulait ou non accepter le programme de la Troïka, le troisième programme de la Troïka.

SPEAKER_02

C'est peut-être un programme d'austérité.

SPEAKER_00

Oui, oui, le troisième programme d'austérité. Et donc, la réponse attendue était soit un très petit non, soit... Oui, on accepte parce qu'on ne peut pas sortir de l'Europe et sortir de l'Europe. Moi, j'étais là à ce moment-là. Pendant un mois, on a martelé sur tous les tons aux Grecs « si vous votez non, nous serons expulsés de l'euro et nous serons expulsés de l'Union européenne ». Et malgré tout, ils ont voté massivement pour le « non ». Et il faut bien voir, quand on regarde la sociologie électorale de ce référendum, c'est que vous avez toute une partie de la bourgeoisie, toute une partie des classes moyennes qui votent traditionnellement à droite et qui ont voté non. C'est-à-dire que le gouvernement avait derrière lui un peuple qu'il aurait pu... sur cette résistance à cette politique infernale qui était imposée depuis 2012. Et il ne l'a pas fait. Et il ne l'a pas fait parce qu'il n'avait pas l'intention de le faire en provoquant ce référendum. Et donc aujourd'hui, la situation politique est telle que... Syriza est resté au pouvoir quatre ans supplémentaires, puisque derrière, il a organisé des élections qui lui ont donné une majorité réduite, mais une majorité quand même, enfin pas à lui seul, mais Syriza plus un allié de droite dite souverainiste, qui n'avait rien en réalité de souverainiste, puisqu'ils ont tout gobé, mais la trahison de Syriza a démobilisé une énorme partie de l'électorat et donc sur le coup les gens ne voulaient pas du retour de la droite au pouvoir donc ils ont voté Syriza mais 4 ans après quand ils ont vu que Syriza avait mis en place une politique Encore pire que celle des gouvernements de droite et sociodémocrate qui l'avaient précédé, c'est-à-dire que le troisième mémorandum, je vais revenir sur ces mémorandums, le troisième mémorandum, celui de Syriza, a été le pire et il a été pire que les deux autres réunis. C'est-à-dire qu'on a cassé plus de choses sous Syriza qu'on avait cassées sous la droite et sous le gouvernement du Parti Socialiste. Et donc évidemment, aux élections suivantes, Syriza a été sanctionnée. Et il a été sanctionné parce que la participation s'est effondrée. Et c'est ça la leçon de cette séquence, comme on dit aujourd'hui, c'est qu'en réalité, la trahison de Syriza a ramené la droite au pouvoir, et à mon avis, elle y est maintenant pour un très long temps, parce que Toute une partie de l'électorat de gauche ne veut plus voter pour Syriza. Il ne veut plus non plus voter pour la droite. Et donc, il ne va plus aux urnes. Et donc, la droite a une majorité par défaut. Aujourd'hui, on a une majorité absolue de la droite avec trois partis électoraux. trois parties de droite radicale qui sont également représentées au Parlement. C'est-à-dire que, si vous voulez, on a un bloc des droites qui est autour de 55% du corps électorat, 55-60% du corps électorat qui va voter, qui va voter, parce qu'il y a une grande partie de l'électorat qui ne va plus voter. Mais en même temps, quand on interroge les Grecs, ils disent on ne fait pas confiance à ce gouvernement et le pays va de plus en plus mal. C'est-à-dire que, si vous voulez, le choix de la droite est un choix par défaut parce que Syriza a découragé l'électorat résistant, entre guillemets, que le vieux parti communiste, le Koukoué, on dit en Europe, en Grèce, le KKE, il n'a pas réussi à récupérer ce mécontentement. Alors, il a repris des couleurs. On a aujourd'hui un Koukoué qui est donné autour de 9-10% 10%, ça semble le plafond, mais on est entre 7 et 9% de l'électorat, ce qui ferait rêver le Parti communiste français, mais qui, dans la situation politique grecque, ne permet pas de construire une alternance. Alors voilà, si vous voulez, c'est un champ de ruines. La politique européenne est un champ de ruines sociales, c'est un champ de ruines économiques, parce que le potentiel économique de la Grèce a fondu. Il faut savoir, alors on vous dit aujourd'hui la Grèce va mieux, les économistes de carnaval vous disent oui, oui, la Grèce est un pays d'avenir, etc. D'abord, ils disaient ça deux ans avant la prétendue crise grecque. J'ai publié dans la Grèce et les Balkans le rapport de l'OCDE deux ans avant la crise grecque. C'était quasiment, la Grèce était quasiment pour ses experts, entre guillemets, était quasiment un tigre européen. C'était quasiment l'équivalent de la Corée du Sud. Ces gens-là se trompent tout le temps. On les écoute, mais ils se trompent tout le temps. Ils se trompent sur leurs prévisions, ils se trompent sur leur analyse, ils se trompent sur les remèdes qu'ils appliquent. Il faut comprendre qu'aujourd'hui, le PIB grec est encore de 20% inférieur à ce qu'il était au début de la crise

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

c'est à dire que quand on me dit la Grèce va mieux je dis mais enfin regardez ça va faire bientôt 15 ans et à 15 ans la richesse nationale qu'on a détruite n'a toujours pas été reconstituée donc c'est une catastrophe économique et c'est une catastrophe politique parce que il n'y a plus d'alternance possible en Grèce pour l'instant parce que la gauche Syriza s'est discrédité, la dernière chose que je voudrais dire là-dessus, c'est ce que c'était que les mémorandums, parce que ça en dit long sur ce qu'est l'Union européenne. On nous dit que l'Union européenne, c'est la démocratie et l'état de droit. Mais en Grèce, l'Union européenne a piétiné la démocratie et les droits de droit. Elle a imposé trois mémorandums successifs. Qu'est-ce que c'est que les mémorandums qui ont été imposés à la Grèce

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

C'est des accumulations de plusieurs centaines de pages, de mesures qui touchent tous les domaines de la vie nationale. Le droit privé, le droit public, le... le statut des travailleurs, le droit social, etc. Donc tout ça a été rédigé à Bruxelles. Enfin, à Bruxelles, à Berlin, à Washington en partie. Tout ça a été rédigé en dehors de Grèce. A été rédigé en anglais. Pour partie, n'a pas été traduit en grec. Et on a obligé le Parlement grec à trois reprises le pistolet sur la tempe en disant « si vous ne votez pas ça, on coupe les crédits ». Et donc, ces centaines de pages ont été votées avec une procédure d'urgence qui ne permettait pas aux députés grecs de prendre connaissance de la totalité des mesures, et a été adopté en piétinant le droit fondamental d'un Parlement, qui est le droit d'amendement, puisqu'on a dit aux députés grecs « vous n'allez pas adopter mesure par mesure ». mais vous allez adopter le bloc sous forme d'une loi de deux paragraphes disant on adopte la totalité du mémorandum et on donne au gouvernement le pouvoir de transcrire en droit privé, dans le droit, dans la loi, tout ce qui est contenu dans ce mémorandum. C'est hallucinant sur le plan de la procédure parlementaire et de la démocratie. Donc, si vous voulez, cette Union européenne, elle a détruit l'économie grecque, elle a détruit le droit social grec, elle a plongé la Grèce dans un marasme dont elle ne sort pas et elle a piétiné les règles fondamentales de la démocratie.

UNKNOWN

Et après ?

SPEAKER_00

On nous dit que l'Europe, c'est la paix, l'Europe, c'est

SPEAKER_02

la

SPEAKER_00

solidarité. Il faut voir que la mortalité en Grèce a explosé. La natalité s'est effondrée parce que les jeunes, ces 500 000 jeunes, c'était des jeunes qui étaient en âge de faire des enfants. Et les vieux qui n'étaient plus soignés, la malnutrition, etc., tout ça a explosé. l'usage des drogues a explosé. Si vous voulez, on n'en finirait pas de dire les conséquences délétères de ces politiques sur le pays. Et donc, si vous voulez, tout ça, c'est quelque chose que l'Union européenne a le projet de dupliquer. Et donc si on ne l'arrête pas, Ça viendra chez nous à un moment ou à un autre. C'est déjà venu avec Macron. Alors ça vient au compte-gouttes alors qu'en Grèce, on l'a imposé massivement. Là, le gouvernement vient d'imposer la privatisation d'une partie des universités. Vous verrez. Vous verrez dans quelques mois ou dans quelques années, si on n'arrête pas Macron et ses semblables, ils feront la même chose. – Sous-titrage FR 2021

SPEAKER_02

Voilà

UNKNOWN

!

SPEAKER_02

Pour la situation grecque

UNKNOWN

!

SPEAKER_02

Merci pour ce panorama et cette explication de ce qui s'est passé en Grèce. On voit que c'est vraiment terrible la misère qu'a répandue toute la politique d'austérité, les cœurs d'austérité de l'Union européenne, etc. Qu'est-ce que vous pensez des organisations de gauche qui sont encore sur ce mantra de dire qu'on pourrait faire une Europe sociale, qu'il faudrait orienter l'Europe, etc.

SPEAKER_00

Si vous voulez... l'Europe sociale, l'Europe puissance, l'Europe indépendante, c'est du pipeau. Voilà. L'Europe a été, je citais dans les 30 bonnes raisons, un syndicaliste belge qui, dans les années 50, dit « si on ne fait pas une Europe plus sociale que ce qu'elle est aujourd'hui, les gens se détacheront de l'Europe ». Mais cette Europe sociale, c'est une chimère

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Tout a été fondé dès le départ sur le principe du libéralisme économique. Il faut remonter, mais ça, Annie Lacroix-Rise l'a fait magistralement, il faut remonter aux origines idéologiques de cette Union européenne. Qu'est-ce que c'est que l'Union européenne

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Ce n'est pas du tout une initiative européenne, c'est une initiative américaine. c'est la volonté pour les États-Unis d'organiser un marché européen dans lequel on supprime les frontières internes et les risques de change pour permettre plus facilement la pénétration des produits américains. Annie Lacroix-Rise donne dans un de ses livres, je ne me souviens plus lequel, l'exemple de la communauté européenne du charbon et de l'acier, dont le premier acte est de cesser d'acheter du charbon polonais, parce qu'il est du mauvais côté du mur, pour acheter du charbon américain. Et puis, accessoirement, fermer les mines de charbon européennes, sauf les allemandes. Qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui avec le gaz

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

On nous a coupé du gaz russe. pour acheter du gaz de schiste américain. Là encore, nos écologistes trouvent ça très bien d'acheter du gaz de schiste américain plus cher, infiniment plus cher que le gaz russe, et aussi infiniment plus polluant. Donc, si vous voulez, la logique, le logiciel de cette Europe, il n'est pas européen, il est américain et libre-échangiste. Si vous êtes dans un système de libre-échange généralisé, la concurrence avec une monnaie qui reste, même si le taux de change a descendu, a chuté depuis 10 ans, elle reste surévaluée parce qu'on a détruit des capacités productives. Vous voyez bien tout ce qu'on a déindustrialisé en France. La Grèce, c'est pire, mais on l'a fait également en France. Donc, même si le taux de change est descendu, comme nos capacités productives ont descendu, cet euro reste surévalué et destructeur pour notre économie. Donc, vous ne pouvez pas avoir un système social meilleur, performant ou même garder le système social actuel si vous gardez cette monnaie qui détruit vos capacités productives. Mais cette monnaie et cette organisation européenne de libre-échange sans barrière douanière, autour de la zone européenne et avec donc des conditions de concurrence qui sont tordues à l'intérieur par le fait qu'on a des pays forts et des pays faibles et la même monnaie qui donne un avantage aux pays forts contre les pays faibles, vous ne pouvez pas garder votre système social ou alors vous mettez tout le monde au chômage et vous détruisez toute votre économie. C'est ce qu'on appelle la dévaluation interne. Donc, si vous voulez, le système même de l'Union européenne par les États-Unis pour permettre leur... la meilleure pénétration de leurs produits, et on le voit bien avec tous les accords de libre-échange, et le TAFTA reviendra à un moment sur le bureau, on l'appellera autrement, mais l'accord de libre-échange avec le Canada, l'accord de libre-échange avec ceci, avec cela, plus vous multipliez les accords de libre-échange, c'est valable évidemment pour les agriculteurs, mais également pour les industries, plus vous supprimez les barrières douanières et plus vous êtes obligé de compenser votre déficit votre déficit de compétitivité par une baisse des salaires ou par une pression sur les salaires et par une désintégration du système social. C'est ce qu'a montré la Grèce et c'est ce qui est à l'œuvre partout en Europe. Donc l'Europe sociale, c'est du pipeau. Et les syndicats qui continuent à tenir ce discours-là, ils le tiennent parce que Les secrétaires généraux des grandes fédérations, les appareils syndicaux trouvent un avantage à l'Union européenne. Ils les financent. les financements européens vont vers les partis politiques comme vers les syndicats et qu'ils offrent à la nomenclatura, comme on disait dans le système soviétique, à la nomenclatura de ces syndicats, ils leur offrent des rondes de situation. Regardez les anciens secrétaires généraux des grandes fédérations syndicales, ils sont tous recasés dans les instances, beaucoup ont été recasés dans les instances européennes avec des prébonds avec des gros salaires, avec des voitures de fonction, etc. Donc, si vous voulez, vous avez aujourd'hui quelque chose qui est dramatique, qui est que les syndicats et les partis politiques de gauche ne défendent plus la classe ouvrière ou la classe paysanne, mais Ils se déterminent vis-à-vis de l'Union européenne en fonction de ce que leur organisation et la couche supérieure dirigeante de ces organisations tire comme profit personnel et organisationnel de cette Union européenne. Donc c'est un système extraordinairement extraordinairement pervers. Et donc cette Europe sociale n'existe pas, elle n'existera jamais, c'est un leurre, comme l'indépendance européenne est un leurre. Dès l'origine, cette Union européenne, à l'époque Communauté économique européenne, a été créée comme le pendant économique de l'OTAN. Et à Maastricht, on a dit, on a gravé dans le marbre, que l'OTAN et l'Europe, c'était... comme ça, les doigts de la main. Et vous voyez bien comment ce qu'avait fait le général de Gaulle, c'est-à-dire retirer la France du commandement intégré de l'organisation atlantique, a été réintégré, la France a été réintégrée dans ce système par l'Union européenne. C'est-à-dire que ce sont les traités européens qui ont permis à Chirac d'abord au moment des guerres de Yougoslavie en premier, à Sarkozy ensuite qui a acté la réintégration, à Hollande qui l'a finalisée et à Macron qui la pousse jusqu'à l'absurde, de réintégrer la France dans ce magma otanien et en réalité l'Union européenne comme l'OTAN n'a jamais été européenne, elle a été le pied économique d'une intégration atlantique. Ça n'est pas une intégration européenne, c'est une intégration atlantique. Et donc Macron aujourd'hui le montre. D'un côté il parle de souveraineté européenne, ce qui n'existe pas, ce qui est une pure imbécilité. c'est stupide, c'est absurde, il n'y a pas de souveraineté européenne, il n'y en aura pas, la souveraineté c'est lié à un peuple, une nation, voilà, l'Europe n'est pas une nation, c'est pas un peuple, ça le sera peut-être, je crois que ça ne le sera jamais, mais ça le sera peut-être dans 200 ans, si on continue sur cette, voilà, mais à mon avis il y aura une guerre de sécession avant, mais d'un côté il vous parle de souveraineté européenne, et de l'autre côté qu'est-ce qu'il fait

UNKNOWN

?

SPEAKER_00

Il met le porte-avions Charles de Gaulle pour la première fois sous commandement de l'OTAN. Donc vous voyez bien que ça n'existe pas. L'Union Européenne, c'est la soumission aux États-Unis d'Amérique. Donc c'est le... c'est le bras armé économique pour une soumission des pays européens, des nations, des États européens aux États-Unis d'Amérique, comme l'OTAN est le bras militaire de la soumission des États européens.

UNKNOWN

C'est

SPEAKER_00

Ce sont les deux choses. On sait aujourd'hui, par l'ouverture de l'archive américaine, parce que les Américains ont ça de bien, c'est qu'ils ouvrent leurs archives, donc on sait les choses, on les sait avec du décalage, mais les historiens le savent, on sait aujourd'hui que l'idée de la monnaie unique, elle est soufflée au vice-président de la Commission européenne de l'époque, Hamdané de Jean Monnet, par le département d'État américain, qui a fait un mémorandum sur le fait qu'il faut faire la monnaie unique pour limiter les risques de change. Voilà, c'est tout. Les Européens ne sont dans cette affaire que des jouets consentants. Donc, si vous voulez... Il n'y a pas d'Europe sociale possible, il n'y a pas d'Europe puissance possible. La seule Europe qui est possible aujourd'hui, c'est une Europe qui mettrait à terre cet édifice antidémocratique, destructeur économique, destructeur du droit social, destructeur de nos sociétés. Parce que moins vous faites nation, plus vous faites tribu. C'est-à-dire que, moins vous avez une nation fière d'elle-même dans laquelle les gens peuvent se reconnaître, et plus vous encouragez les identités, pas les identités supranationales qui n'existent pas et qui sont du domaine du rêve, mais vous encouragez en réalité les identités infranationales, c'est-à-dire les tribus, les religions, les clans, ceci, cela, ce qu'on voit aujourd'hui. Donc, si vous voulez, cette intégration européenne est en réalité une désintégration de nos sociétés et si nous voulons reconstruire des sociétés solidaires avec des peuples qui comptent dans le monde et qui sont capables d'avoir une voix originale il faut sortir de cette affaire pour reconstruire sortir détruire Il faut retrouver notre indépendance monétaire, il faut retrouver notre indépendance militaire, il faut retrouver notre indépendance économique, notre indépendance douanière.

SPEAKER_02

Vous vous dites qu'il faut sortir clairement de

SPEAKER_00

l'UE, il ne faut pas seulement désobéir. Et si la France sort, l'Union européenne n'existe plus. Ce n'est pas le Brexit, si vous voulez. La Grande-Bretagne a toujours été un pays périphérique. Si la France sort, c'est terminé. Et si c'est terminé, après, on peut reconstruire d'autres choses. On peut reconstruire des coopérations multilatérales. Ce qui marche, mon Europe, l'Europe que j'aime, c'est l'Europe de l'Agence spatiale européenne, où vous avez des pays... qui font un programme scientifique ensemble, qui mettent de l'argent en commun et qui ensuite, en fonction de leur choix, choisissent tel ou tel programme sur lequel ils vont mettre davantage et surtout où chacun reçoit en fonction de ce qu'il a donné. C'est-à-dire qu'il va recevoir des commandes industrielles en fonction de l'argent qu'il a mis. Voilà, ça, ça marche

UNKNOWN

!

SPEAKER_00

Ça, ça a été le modèle... du Concorde avec les Anglais d'Airbus avec les Allemands de l'agence spatiale européenne avec beaucoup dont les Suisses donc voilà mais cette Europe technocratique dictatoriale qui nous conduit vers toujours plus de censure, toujours plus de répression, toujours plus de destruction du système social C'est une Europe mortifère.

SPEAKER_02

Merci beaucoup, Olivier Delorme. Je rappelle que vous aviez écrit en 2016 « 30 bonnes raisons pour sortir de l'Europe », que je conseille à tout le monde. C'est très clair, c'est synthétique. Vous pouvez le feuilleter, le prendre par les différents chapitres, parce qu'il y a 30 chapitres en tout. Et comme vous le disiez au départ, c'est un bon argumentaire pour tous ceux qui veulent mieux comprendre ce que c'est que... c'est mon petit livre

SPEAKER_00

rouge

SPEAKER_02

depuis les origines et toutes les conséquences aujourd'hui qu'on observe notamment vous l'avez dit la catastrophe sociale qui est ce qu'on voit déjà en France depuis de nombreuses années mais comme vous l'avez expliqué en Grèce aussi la marche à la guerre notamment aussi contre la Russie et le fait que la France soit plus du tout indépendante et que la République ait de plus en plus une idée de son contenu donc merci encore Olivier et à très

SPEAKER_00

bientôt Merci à vous, merci de m'avoir invité Sous-titrage ST' 501